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LES PHOTOS DE LA BALADE CONTÉE ET MUSICALE

26/09/2019
LES PHOTOS DE LA BALADE CONTÉE ET MUSICALE
JEP 2019 :
BALADE CONTÉE ET MUSICALE DANS LES RUES DE MOUCHAN      
HISTOIRE DU VILLAGE ET DE SON ÉGLISE A LA LUEUR DES FLAMBEAUX

MAIRIE ECOLE :

Nous sommes le 23 mars 1881, monsieur le maire Bernard Faget inaugure la maison commune mairie-école en présence de son conseil municipal, les instituteurs, des élèves et de toute la population de la commune.

Le lieu choisi pour bâtir cette maison commune n’est pas anodin, le bâtiment se trouve en dehors des murs de l’ancien prieuré, sur le « padouen » du Balagué. On retrouve cette appellation dans le 1er livre terrier de la commune en 1701. Le padouen est un pré communal libre d’accès aux gens qui peuvent y faire paitre le bétail, ramasser le bois tombé, les glands… une croix dite de St Roch se trouve à proximité, le curé pendant de nombreuses années y bénissait le bétail afin de le protéger contre les maladies.

Dans son discours le maire parle de Jules Ferry, le ministre de l’instruction publique de cette nouvelle 3ème République qui vient d’être proclamée. Jules Ferry qui veut une école publique laïque, gratuite et obligatoire (1881-1882).

Il parle aussi des grands travaux de modernisation que le village connaît : le déplacement du cimetière (1872) de la place de l’église vers son emplacement actuel route de Cassaigne, la construction du lavoir et de la fontaine(1860), du grand projet ferroviaire entre Port Sainte Marie et Riscle avec la construction d’une gare à Mouchan.

Nous lui devons aussi le percement de l’allée des Tilleuls qui relie la place à la mairie. - Anecdote des paroissiens qui ont secoué le curé afin qu’il cède un bout de son jardin.


Écoutez-vous tous, cette musique festive, l’école est inaugurée.

-          Air de musique : bourrée

 

LE PRESBYTERE :

Nous empruntons la côte du curé car elle passe devant le presbytère dont nous pouvons admirer la façade sud. Le presbytère est un bâtiment acheté par la commune en 1830 pour y loger le prêtre de la paroisse. Le 1er presbytère fut vendu comme bien national en 1791. Avec le retour de la monarchie, la commune se devait de posséder un nouveau presbytère.

Le dernier prêtre à l’avoir occupé fut l’abbé Balza en 1972, le bâtiment est vendu en 1980. Nous longeons ce qui devait être l’enceinte et le fossé qui protégeaient le prieuré. Les murs de fortification sont encore signalés après 1850.

Rappel : au 15ème siècle, le prieuré de Mouchan se dote de tours de guet, remparts, fossés, courtines et tours fortes afin d’assurer la protection des moines, de la sauveté et des reliques saintes de l’église. La guerre de 100 ans (1337-1453) vient de prendre fin, Mouchan a subit plusieurs attaques et pillages des troupes anglaises (chevauchée du Prince Noir en 1356) qui ont laissé le prieuré dans un état de ruine. Il faut aussi se protéger des bandes de routiers (anciens soldats devenus brigands) qui pillent les campagnes de Gascogne.

LE LAVOIR FONTAINE :

Il s’agit d’une construction récente vers 1860, sa base est encore en pierre. Située en bordure du village ce n’était qu’une mare vaseuse où le bétail venait boire. Le lavoir a été rehaussé après 1950 pour éviter que de rincer le linge à genoux.

La fontaine publique reste une installation importante, on ne trouve pas trace de fontaine dans l’enceinte de l’ancien prieuré. Il existe pourtant des fontaines et sources connues dans les hameaux autours (Balagué, Hontête, Roullié…).

Il existait un lavoir au Blanquet et un autre vers Bidouprat. Pour ce qui est de l’usage du lavoir au village, chaque hameau avait son jour de lessive.

Il faut se souvenir que le lavoir est, à cette époque, pour les femmes, un lieu d’échange très important. Elles y travaillent d’arrache-pied, car c’est une besogne éreintante, mais dans un climat très animé et très vivant. Les nouvelles, les rumeurs, les cancans, les confidences aussi, y vont de bon train, même si on le surnomme radio cancan, pour les hommes c’était au café. Et si un jeune homme venait à y passer pour voir sa belle, il est sur et certain qu’il devait s’attendre à recevoir railleries et quolibets de la part des anciennes. Et elles avaient de quoi raconter dans tout le village : vous savez quoi, devinez qui est passé hier soir au lavoir ? Et oui le Jeannot, le fils du meunier, il fréquente la dernière de Marceline. Si la le père était au courant…

Ecoutons ensemble cette musique qui rythmait le travail pénible de nos grands-mères, mes mains plongées dans l’eau froide été comme hiver à frotter le linge et à le battre à grand coups de battoir.

-          Chant : la bugada (la lessive) rondeau de 9.

-          Poème : la fontaine cachée de Pierre Gabriel

-          Sur le même principe, il existait de nombreuses chansons selon le métier exercé.

 

LE POIDS PUBLIC :

La bascule fut construite en 1931. Elle a été utilisée pour peser le bétail, les charrettes de céréales ou de paille. Il y avait à Mouchan 2 foires importantes le 9 janvier et le 25 août qui réunissaient autour de la bascule le monde paysan avec leurs bêtes, les maquignons en biaude venaient y faire leurs achats.

Actuellement désaffecté, le poids public reste l’un des derniers témoignages du monde agricole avant le bouleversement des années 1960.

LES CARRELOTS :

Les carrelots sont ici des petites ruelles étroites et mal agencées qui permettent de circuler dans le village tout en se protégeant de la chaleur. Ces carrelots restent une trace ancienne de l’aménagement du prieuré après le départ des moines en 1572 et l’occupation des lieux par une population à la recherche d’abris sûrs.

De nombreux artisans travaillaient chez eux, l’habitation comportait un établi ou un atelier. Il y avait aussi des étables dans le village (comme celle que vous pouvez voir ici : grange Gisèle Escolan). Cet aménagement parfois anarchique a vu certaines ruelles fermées par des constructions.

-          Le conte de « la cama crusa » recueilli par Jean François Bladé, la cama crusa est resté longtemps en Gascogne le montre maléfique qui faisait peur aux enfants : rentre vite à la maison avant la nuit tombée car sinon la cama crusa t’attrapera et te mangera.

-          Poème : l’abeille de Pierre Gabriel

-          Musique passe rue, le public suit les musiciens

 

LA PLACE BERNARD FAGET

La place que vous avez devant vous, a connu de multiples changements et modifications. Au Moyen Age, c’est un cimetière qui jouxte l’église. Quelques bâtiments conventuels sont implantés pour le confort des moines, du prieur et des pèlerins qui y passent la nuit. Il doit y avoir aussi un potager et un jardin des simples pour cultiver les plantes nécessaires à la pharmacopée de l’époque.

Les quelques maisons en pierre sont celles du prieur, le réfectoire, le cellier, les dortoirs…

L’église n’est pas au centre du village, c’est normal, nous sommes dans un prieuré et l’église fait certainement partie du système de défense. Regardez les meurtrières de la tour ronde et le clocher.

En 1872, le maire Bernard Faget décide de transférer le cimetière. Cela n’a pas du être chose aisée à mener, partagé entre l’hostilité du curé et d’une partie de la population et la volonté de moderniser le village, de mettre en place les mesures d’hygiène publique. La place n’était pas salubre, il y avait 2 écoles à proximité et les enfants devaient parfois aller jouer dans le cimetière. Durant les périodes de pluies ou de fortes chaleurs certaines odeurs devaient être très incommodantes. La décision est prise, les tombes relevées et pour marquer cet ancien consacré, une croix est installée.

 

Nous apercevons les arcades, construction simple restées modestes, il y a eu longtemps des échoppes en dessous et des habitations au dessus. Mouchan comme de nombreuses communes gersoises a eu plusieurs dizaines d’artisans et commerçants qui peu à peu ont disparu. Le dernier commerce sous les arcades était une épicerie qui appartenait à Laurent et Denise Lannes jusqu’en 1980.

-          Liste des artisans et commerçants de la commune.

-          La croix déplacée à cause du camion du volailler Costes

 

Face à nous nous avons le Bureau de Poste et Télégraphe.

Petite histoire de la Poste à Mouchan : Depuis 1849, le bureau de Condom desservait Mouchan mais il faut attendre mars 1896 pour que l’ouverture du bureau de facteur-boitier soit effective dans notre commune. La place du village s’ornera désormais d’un nouveau bâtiment : le Bureau de Poste dans lequel le facteur aura son logement.

 

En 1893, la Compagnie du Midi inaugure la voie ferrée Port Sainte Marie (entre Agen et Marmande) à Riscle. La gare de Mouchan accueille le chemin de fer.

En 1897, le télégraphe est installé au bureau de poste et l’on compte plus de 200 dépêches par an envoyées. De 1906 à 1930, le bureau de poste effectuera des oblitérations ferroviaires sur la ligne Agen Mouchan.

Les ateliers de distillerie ont commencé à s’installer à partir de 1904 et ils expédiaient par le train leur production d’eau de vie d’Armagnac dans des fûts de chêne.

 

C’est jour de fête, écoutons un poème écrit par notre poète Pierre Gabriel, ancien élève de notre école, il a continué l’œuvre des siens en reprenant la distillerie familiale.

-          Poème : Chut.

-          Musique de fête : cercle circassien avec tous les participants sur la place.

 

EGLISE ROMANE SAINT AUSTRÉGÉSILE :

Nous entrons par le porche de l'église à la lueur des flambeaux.

Bref historique de l’église et du prieuré, site clunisien par Christian TOUHE RUMEAU

  • Eglise bénédictine primitive avant 1060 buste reliquaire de St Austrégésile.
  • Donation à Cluny en 1089.
  • Construction du prieuré : église et bâtiments.
  • Lieu de pèlerinage vers St Jacques de Compostelle, Via Podensis
  • En 1264 l’église est mise sous la protection du prieur de St Orens d’Auch.
  • Guerre de 100 ans : dégâts importants sur les édifices
  • En juillet 1569, les troupes huguenotes menées par le Duc de Montgomery investissent le prieuré, massacrent les moines et la population puis mettent le feu à l’église pour la ruiner. Le clocher s’effondre en détruisant la partie arrière de l’édifice.
  • En 1572, les moines quittent Mouchan, c’est la fin du prieuré.
  • Pendant plus de 250 ans l’église devenue paroissiale sera aménagée : fermeture de la porte Nord et ouverture d’une porte au sud.
  • En 1843 l’abbé Jean Blain prend conscience de l’état désastreux de la toiture de l’église, il engage des travaux qui ont certes préservé l’édifice en lui donnant son aspect actuel mais qui ont fait disparaitre à jamais les peintures qui se trouvaient sur les colonnes et les chapiteaux.
  • Les travaux :

-          Le plafond de la nef

-          Destruction de l’arc doubleau

-          Le mur pour créer la sacristie

-          La porte de la sacristie

-          Les joints ciment entre les pierres

Mouchan terre de pèlerinage grâce aux reliques de St Austrégésile, sur le Chemin de Compostelle avec les moines de Cluny est devenue au fil du temps une paroisse qui célèbre de nombreuses cérémonies religieuses, des processions suivies par la population vers les croix de rogations implantées sur la commune.

-          Chant : Se Canto tous ensembles

Fin de la balade,

Merci aux participants à cette soirée.